La construction de l’administration du tourisme (1910 - 1962)
La première administration du tourisme apparaît en 1910 avec la création d’un office national du tourisme à l’initiative d’Alexandre Millerand, ministre des Travaux publics. Simultanément est créé le Conseil supérieur du tourisme, organe consultatif.
La loi du 24 septembre 1919 élargit les compétences de l’Office national du tourisme et fixe ses moyens financiers. Le premier bureau du tourisme voient le jour à Londres en 1920, ainsi qu’un Bureau d’information touristique « Maison de la France » situé aux Champs Elysées, à Paris.
L’Etat va commencer à prendre conscience de l’intérêt de développer l’activité touristique pendant la période de l’entre deux guerres. Plusieurs initiatives vont être lancées. On peut citer à titre d’exemple le Crédit hôtelier qui va permettre le développement des hébergements touristiques.
C’est à cette même période que la France apparaît comme la première destination touristique au monde.
Le Commissariat général au tourisme et le Comité national d’expansion du tourisme et du thermalisme succèdent à l’Office national du Tourisme en 1935. Une première réglementation des professions voit également le jour.
Les congés payés apparaissent en 1936. Ils vont être le facteur principal de la démocratisation du tourisme en permettant l’accès aux vacances à un plus grand nombre de nos concitoyens.
En 1946, le commissariat général est reconstitué, devenant direction générale du tourisme en 1952 et rétablit comme commissariat au tourisme de 1959 à 1974. A cette date prend forme l’organisation actuelle de l’administration du tourisme.
Le développement de l’administration du tourisme (1962 à aujourd’hui)
L’époque des grands chantiers (1962-1973)
Cette période correspond à la mise en place dans cadre de la planification nationale de nombreux projets qui ont pour principal objectif de favoriser la croissance, réduire les déséquilibres du territoire et d’offrir une alternative à l’émergence de nouvelles destinations touristiques comme l’Espagne.
Cette période va se traduire par le lancement d’importants programmes d’aménagement des littoraux (Languedoc-Roussillon) et le développement des stations de sports d’hiver.
Le tourisme est successivement rattaché aux ministères des Travaux publics et des Transports, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire.
L’évolution des mœurs : vers un tourisme mieux maîtrisé (1974-1980)
Les aménagements touristiques récents sont remis en question. On va opter pour des formes plus douces de développement mieux intégrées dans le paysage et qui vont s’inscrire dans la durée. L’État adopte des directives pour l’aménagement et la protection du littoral et de la montagne.
Le tourisme est alors rattaché aux ministères de la Qualité de la Vie, de la Culture et de l’Environnement, enfin de la Jeunesse des sports et des loisirs.
La véritable reconnaissance économique du tourisme (1981 – aujourd’hui)
Les collectivités territoriales investissent massivement dans les projets touristiques grâce à la décentralisation qui élargit leurs domaines de compétences (Loi de 1985).
Parallèlement, le tourisme procure aux échanges extérieurs les surplus d’une balance touristique presque chaque année confortée. Le tourisme apparaît désormais comme une véritable industrie.
Le 30 mars 1982 est créée l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV), établissement public à caractère industriel et commercial ayant pour mission de contribuer au développement du tourisme pour tous.
Le 7 juillet 1982 est créée l’Agence Nationale pour l’Information touristique (ANIT).
Le 21 mars 1984 est crée le groupement d’intérêt économique « Bienvenue France ».
De 1986 à 1988 : un secrétaire d’Etat au Tourisme est nommé auprès du ministre de l’Industrie.
Les actions de promotion sont regroupées au sein d’un groupement d’intérêt économique « Maison de la France ». Ce GIE va se substituer à l’ANIT, Bienvenue France, intègre la sous-direction de la promotion de la direction des industries touristiques et va assurer l’animation des services du tourisme français à l’étranger.
De 1988 à 1993 : un ministre délégué au Tourisme est nommé auprès du ministre de l’Industrie.
Création de l’Observatoire national du Tourisme (ONT) en 1993, outil de diffusion de données publiques sur le tourisme. L'Agence Française de l'Ingénierie Touristique (AFIT) est créée la même année et a pour vocation principale d’adapter l'offre touristique française aux évolutions de la société et de la consommation pour mieux répondre à la demande.
La direction du Tourisme se substitue à la direction des industries touristiques en 1993, elle est chargée d’élaborer et de mettre en œuvre la politique générale du tourisme.
De 1993 à 1995 : le tourisme est rattaché au ministère de l’Equipement, des Transports et du Tourisme.
Début 1995, un ministre est chargé du Tourisme puis, jusqu’en 1997, il devient ministre délégué chargé du tourisme.
De 1997 à mai 2002 : un secrétaire d’Etat est chargé du tourisme. Le secrétariat d’Etat au Tourisme est rattaché du ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement.
1998 voit la création de la Bourse Solidarité Vacances, groupement d’intérêt public placé sous l’autorité du ministre en charge du Tourisme dans le cadre de la loi de lutte et de prévention contre les exclusions.
Evolutions récentes (2002-2007)
Le 17 juin 2002, Léon BERTRAND est nommé secrétaire d’Etat au Tourisme rattaché au ministère de l’Équipement des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer.
Les compétences de l’Etat ont été fixées par la loi du 23 décembre 1992 portant répartition des compétences dans le domaine du tourisme. Certaines dispositions de cette loi sont en cours de réforme dans le cadre du projet de loi relatif aux responsabilités locales actuellement en cours d’examen devant le Parlement.
Le 31 mars 2004, Léon BERTRAND, est nommé ministre délégué au Tourisme rattaché au ministère de l’Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer.
Le 2 juin 2005, Léon Bertrand, a été reconduit dans ses fonctions, comme ministre délégué au Tourisme, rattaché au ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer.
En janvier 2005, l’ensemble des services et organismes de l’Etat mettant en œuvre la politique publique du tourisme s'est installé dans " la maison du tourisme ", située 23 place de Catalogne (Paris 14). Cette installation s'est achevée en mai 2007 avec l'arrivée du GIE Maison de la France dans ces locaux. Ce regroupement a fait apparaître des synergies en termes d’activité quotidienne des services et des économies d’échelle sur les fonctions logistiques. La masse critique en effectif ainsi atteinte a rendu également possible la mise en œuvre de mesures d’éco-responsabilité.
L'arrêté du 24 janvier 2005 est venu officialiser la fusion au sein du nouveau groupement d’intérêt public intitulé " ODIT France " (Observation, développement et ingénierie touristique) de l’agence française de l’ingénierie touristique (AFIT), de l’observatoire national du tourisme (ONT) et du service d’études et d’aménagement touristique de la montagne (SEATM). La nouvelle structure a permis d’harmoniser les interventions publiques en matière de conseil et d’expertise dans le secteur touristique.
Un pôle social de la politique touristique a été constitué autour de l'Agence nationale pour les chèques vacances qui accueille depuis 2006 les activités du GIP Bourse solidarité vacances (ANCV). La loi du 14 avril 2006 portant diverses dispositions relatives au tourisme et le décret du 29 janvier 2007 relatif aux chèques vacances ont réformé l’Agence nationale pour les chèques-vacances qui est reconnue comme l'opérateur rattaché à l'action " accès aux vacances " du programme Tourisme.
Entre 2000 et 2006 a été élaboré le code du tourisme qui rassemble l'ensemble des règles de droit applicables au secteur du tourisme. Il a permis une présentation ordonnée et une mise en cohérence du droit du tourisme.
Les décrets du 6 octobre 2006 relatifs à la partie réglementaire du code du tourisme ont achevé la codification du droit du tourisme dont la première étape avait été la publication de l'ordonnance du 20 décembre 2004 relative à la partie législative et ratifiée par la loi du 14 avril 2006 portant diverses dispositions relatives au tourisme.
Le 19 juin 2007, Christine LAGARDE est nommée ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Le secteur du tourisme fait désormais parti de ses attributions. A cette même date, Luc CHATEL a été nommé secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme.
Le 18 mars 2008, Christine LAGARDE a été nommée ministre de l’Économie, de l'Industrie et de l’Emploi. Hervé NOVELLI devient secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme et des Services.
La première administration du tourisme apparaît en 1910 avec la création d’un office national du tourisme à l’initiative d’Alexandre Millerand, ministre des Travaux publics. Simultanément est créé le Conseil supérieur du tourisme, organe consultatif.
La loi du 24 septembre 1919 élargit les compétences de l’Office national du tourisme et fixe ses moyens financiers. Le premier bureau du tourisme voient le jour à Londres en 1920, ainsi qu’un Bureau d’information touristique « Maison de la France » situé aux Champs Elysées, à Paris.
L’Etat va commencer à prendre conscience de l’intérêt de développer l’activité touristique pendant la période de l’entre deux guerres. Plusieurs initiatives vont être lancées. On peut citer à titre d’exemple le Crédit hôtelier qui va permettre le développement des hébergements touristiques.
C’est à cette même période que la France apparaît comme la première destination touristique au monde.
Le Commissariat général au tourisme et le Comité national d’expansion du tourisme et du thermalisme succèdent à l’Office national du Tourisme en 1935. Une première réglementation des professions voit également le jour.
Les congés payés apparaissent en 1936. Ils vont être le facteur principal de la démocratisation du tourisme en permettant l’accès aux vacances à un plus grand nombre de nos concitoyens.
En 1946, le commissariat général est reconstitué, devenant direction générale du tourisme en 1952 et rétablit comme commissariat au tourisme de 1959 à 1974. A cette date prend forme l’organisation actuelle de l’administration du tourisme.
Le développement de l’administration du tourisme (1962 à aujourd’hui)
L’époque des grands chantiers (1962-1973)
Cette période correspond à la mise en place dans cadre de la planification nationale de nombreux projets qui ont pour principal objectif de favoriser la croissance, réduire les déséquilibres du territoire et d’offrir une alternative à l’émergence de nouvelles destinations touristiques comme l’Espagne.
Cette période va se traduire par le lancement d’importants programmes d’aménagement des littoraux (Languedoc-Roussillon) et le développement des stations de sports d’hiver.
Le tourisme est successivement rattaché aux ministères des Travaux publics et des Transports, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire.
L’évolution des mœurs : vers un tourisme mieux maîtrisé (1974-1980)
Les aménagements touristiques récents sont remis en question. On va opter pour des formes plus douces de développement mieux intégrées dans le paysage et qui vont s’inscrire dans la durée. L’État adopte des directives pour l’aménagement et la protection du littoral et de la montagne.
Le tourisme est alors rattaché aux ministères de la Qualité de la Vie, de la Culture et de l’Environnement, enfin de la Jeunesse des sports et des loisirs.
La véritable reconnaissance économique du tourisme (1981 – aujourd’hui)
Les collectivités territoriales investissent massivement dans les projets touristiques grâce à la décentralisation qui élargit leurs domaines de compétences (Loi de 1985).
Parallèlement, le tourisme procure aux échanges extérieurs les surplus d’une balance touristique presque chaque année confortée. Le tourisme apparaît désormais comme une véritable industrie.
Le 30 mars 1982 est créée l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV), établissement public à caractère industriel et commercial ayant pour mission de contribuer au développement du tourisme pour tous.
Le 7 juillet 1982 est créée l’Agence Nationale pour l’Information touristique (ANIT).
Le 21 mars 1984 est crée le groupement d’intérêt économique « Bienvenue France ».
De 1986 à 1988 : un secrétaire d’Etat au Tourisme est nommé auprès du ministre de l’Industrie.
Les actions de promotion sont regroupées au sein d’un groupement d’intérêt économique « Maison de la France ». Ce GIE va se substituer à l’ANIT, Bienvenue France, intègre la sous-direction de la promotion de la direction des industries touristiques et va assurer l’animation des services du tourisme français à l’étranger.
De 1988 à 1993 : un ministre délégué au Tourisme est nommé auprès du ministre de l’Industrie.
Création de l’Observatoire national du Tourisme (ONT) en 1993, outil de diffusion de données publiques sur le tourisme. L'Agence Française de l'Ingénierie Touristique (AFIT) est créée la même année et a pour vocation principale d’adapter l'offre touristique française aux évolutions de la société et de la consommation pour mieux répondre à la demande.
La direction du Tourisme se substitue à la direction des industries touristiques en 1993, elle est chargée d’élaborer et de mettre en œuvre la politique générale du tourisme.
De 1993 à 1995 : le tourisme est rattaché au ministère de l’Equipement, des Transports et du Tourisme.
Début 1995, un ministre est chargé du Tourisme puis, jusqu’en 1997, il devient ministre délégué chargé du tourisme.
De 1997 à mai 2002 : un secrétaire d’Etat est chargé du tourisme. Le secrétariat d’Etat au Tourisme est rattaché du ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement.
1998 voit la création de la Bourse Solidarité Vacances, groupement d’intérêt public placé sous l’autorité du ministre en charge du Tourisme dans le cadre de la loi de lutte et de prévention contre les exclusions.
Evolutions récentes (2002-2007)
Le 17 juin 2002, Léon BERTRAND est nommé secrétaire d’Etat au Tourisme rattaché au ministère de l’Équipement des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer.
Les compétences de l’Etat ont été fixées par la loi du 23 décembre 1992 portant répartition des compétences dans le domaine du tourisme. Certaines dispositions de cette loi sont en cours de réforme dans le cadre du projet de loi relatif aux responsabilités locales actuellement en cours d’examen devant le Parlement.
Le 31 mars 2004, Léon BERTRAND, est nommé ministre délégué au Tourisme rattaché au ministère de l’Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer.
Le 2 juin 2005, Léon Bertrand, a été reconduit dans ses fonctions, comme ministre délégué au Tourisme, rattaché au ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer.
En janvier 2005, l’ensemble des services et organismes de l’Etat mettant en œuvre la politique publique du tourisme s'est installé dans " la maison du tourisme ", située 23 place de Catalogne (Paris 14). Cette installation s'est achevée en mai 2007 avec l'arrivée du GIE Maison de la France dans ces locaux. Ce regroupement a fait apparaître des synergies en termes d’activité quotidienne des services et des économies d’échelle sur les fonctions logistiques. La masse critique en effectif ainsi atteinte a rendu également possible la mise en œuvre de mesures d’éco-responsabilité.
L'arrêté du 24 janvier 2005 est venu officialiser la fusion au sein du nouveau groupement d’intérêt public intitulé " ODIT France " (Observation, développement et ingénierie touristique) de l’agence française de l’ingénierie touristique (AFIT), de l’observatoire national du tourisme (ONT) et du service d’études et d’aménagement touristique de la montagne (SEATM). La nouvelle structure a permis d’harmoniser les interventions publiques en matière de conseil et d’expertise dans le secteur touristique.
Un pôle social de la politique touristique a été constitué autour de l'Agence nationale pour les chèques vacances qui accueille depuis 2006 les activités du GIP Bourse solidarité vacances (ANCV). La loi du 14 avril 2006 portant diverses dispositions relatives au tourisme et le décret du 29 janvier 2007 relatif aux chèques vacances ont réformé l’Agence nationale pour les chèques-vacances qui est reconnue comme l'opérateur rattaché à l'action " accès aux vacances " du programme Tourisme.
Entre 2000 et 2006 a été élaboré le code du tourisme qui rassemble l'ensemble des règles de droit applicables au secteur du tourisme. Il a permis une présentation ordonnée et une mise en cohérence du droit du tourisme.
Les décrets du 6 octobre 2006 relatifs à la partie réglementaire du code du tourisme ont achevé la codification du droit du tourisme dont la première étape avait été la publication de l'ordonnance du 20 décembre 2004 relative à la partie législative et ratifiée par la loi du 14 avril 2006 portant diverses dispositions relatives au tourisme.
Le 19 juin 2007, Christine LAGARDE est nommée ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Le secteur du tourisme fait désormais parti de ses attributions. A cette même date, Luc CHATEL a été nommé secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme.
Le 18 mars 2008, Christine LAGARDE a été nommée ministre de l’Économie, de l'Industrie et de l’Emploi. Hervé NOVELLI devient secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme et des Services.
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